Méthode Bonaparte - gestion de classe pour profs lambda
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A propos du créateur

J
e m'appelle Brice Conte-Ydier, et à l'heure où j'écris ces lignes, j'ai 24 ans et je suis diplômé d'une licence de psychologie. Et je suis bel et bien l'auteur de la Méthode Bonaparte ; et par extension de la totalité de ce site, du contenu jusqu'au design, en passant par la programmation.

gestion de classe efficace
Brice Conte-Ydier, créateur de
la Méthode Bonaparte.

Cependant, je vous arrête tout de suite : mes études en psychologie ne m'ont pas été de la moindre utilité pour la création de la Méthode Bonaparte, pour la raison toute simple que cette dernière était déjà terminée au moment où j'entrais à l'université. Et c'est plus particulièrement durant mes deux dernières années de lycée que je réfléchis et j'écrivis assidûment sur celle-ci, alors qu'en parallèle je pouvais à loisir observer en détail les professeurs et les élèves que je côtoyais au quotidien. Pour les amoureux de la science, c'étaient en quelque sorte mes cobayes à l'air libre.

On m'a bien sûr souvent rétorqué comme contre-argument pour disqualifier la Méthode Bonaparte que si une méthode si « miraculeuse » existait, en toute logique elle aurait déjà été trouvée depuis bien longtemps, et certainement pas par un simple élève, mais plutôt par des professeurs expérimentés. Mais au fond, je crois que la véritable raison qui fait que j'ai réussi à trouver une solution, ce n'est pas que je sois élève, mais plutôt que :

Je suis très tenace et tant que je ne trouve pas ce que je cherche, je peux gratter pendant très longtemps (ce qui m'a parfois valut quelques conflits).

J'étais au poste de guet idéal pour faire les observations qui allaient nourrir la Méthode Bonaparte.

J'ai eu la perspicacité (ou la chance ?) de savoir quel chemin perdu dans les ronces emprunter.

En somme, que l'on soit professeur ou élève, les deux sont dans le même pétrin. Par contre, si je n'avais pas fait la démarche de trouver cette solution pendant que j'étais encore au lycée, l'occasion de créer la Méthode Bonaparte se serait évaporée comme un glaçon sur une table, puisque qu'à l'université les problèmes de discipline sont bien moindres, pour ne pas dire absents dans bon nombre de cours.

"Je ne voulais pas être un futur prof mangé par ses élèves."

Parce que voyez-vous, au commencement, avant que l'idée de la Méthode Bonaparte ne me trotte à la tête, alors encore simple lycéen, je voulais devenir professeur ! Mais comme j'étais d'une nature sensible et peu enclin à gueuler comme un âne pour me faire entendre, je savais que si on me mettait face à un troupeau groupe de trente élèves, j'allais terminer en casse-croûte. Ou dit autrement, me faire manger par mes classes. Il était donc hors de question pour moi que je finisse dans le même triste état que mes professeurs. Je m'étais donc informé sur le métier d'enseignant en lisant livres, sites et blogs. Je réalisais alors très vite que la « formation des enseignants » dont bénéficiait chaque futur professeur, et dont j'ignorais l'existence jusqu'alors, ne me formerait... pas du tout. En même temps, il fallait s'en douter vu l'ambiance... torride que devaient endurer nos professeurs quand ils faisaient cours.


La gestion de classe était
le saint Graal inaccessible.

Et donc, après la désillusion de cette formation fantôme, je me fixai très sérieusement comme objectif principal de découvrir les raisons qui faisaient que la quasi-totalité de mes professeurs n'arrivait pas à faire ses cours dans le calme (la qualité intrinsèque des cours m'intéressait aussi, mais c'est une autre histoire). J'attire au passage votre attention sur le fait que la modestie et moi n'avons jamais été très fusionnels.

Pour comprendre ce qui me poussa à créer cette fameuse Méthode Bonaparte, il faut savoir qu'au lycée, j'étais un jeune homme de caractère réservé et introverti (bien que bouillonnant intérieurement), et qu'en dehors des heures de cours j'étais plus du genre à passer mon temps enfermé dans ma chambre que de galoper dehors sur une pelouse ou de courir au jupon des filles. Et ma plus grande des passions a toujours été d'inventer. Inventer des scénarios de film, inventer des idées de jeux vidéos novateurs et renversants, inventer des romans... et toujours en me prenant très au sérieux. Et dans tout ce bazar, il y avait la Méthode Bonaparte.

"Je devais trouver pourquoi les professeurs étaient si facilement
dépassés par le chahut dans leurs cours."

Durant mes réflexions sur la Méthode Bonaparte, j'essayais de trouver les constances, c'est-à-dire les choses que tous les professeurs sans autorité avaient en commun. A tout hasard, lancer des avertissements à profusion sans jamais passer au stade de l'exécution (« si vous n'arrêtez pas, je vous mets une heure de colle ! » x5).

Je relevais les phrases types qui revenaient sans cesse dans leurs bouches « on se calme, maintenant ! », « parlez moins fort, s'il vous plait ! » etc., et je notais soigneusement le déroulement des cours et à partir de quand la spirale du bruit démarrait... pour finir généralement par un joli vacarme général.

Je consultais ce qui se faisait sur Internet et dans les livres en terme de gestion de classe, mais aussi sur les ouvrages d'autorité parentale. J'interrogeais les enseignants sur leurs pratiques, je posais des questions aux autres élèves (« que pensez-vous de...? », « pourquoi selon vous... ? »).

Les professeurs - beaucoup moins nombreux - qui arrivaient à avoir le silence dans leurs cours tout au long de l'année, avec ces mêmes classes qui étaient indomptables avec les autres profs, avaient quant à eux 100% de mon attention, et j'essayais de décortiquer leur mystérieux pouvoir qui rendait les élèves si sages.


Comment enseigner avec
la Méthode Bonaparte.

Bref, c'était un véritable travail d'enquêteur, comme si un horrible crime sordide était à démasquer en bout de ligne. Et ainsi, petit à petit, les fondements d'une gestion de classe efficace et durable prenaient forme, pour qu'une fois arrivé à maturité je finisse par appeler le fruit de mon travail la « Méthode Bonaparte ».

Aujourd'hui, je ne pourrais plus écrire cette méthode, tout simplement parce que je ne suis plus élève. Je ne suis plus à l'école. Je n'ai plus à supporter toute cette atmosphère scolaire si spéciale. Et je n'aurais de toute façon plus la force de m'y replonger uniquement pour ça. Je ne sais même pas si je deviendrais au bout du compte enseignant un jour (car je ne le suis pas !), sachant qu'entre temps, de nouveaux projets ont fleuri dans ma tête. Cela dit, ce métier me passionne toujours autant, et dans un certain sens je suis devenu professeur ; mais sur YouTube, en réalisant des vidéos à la fois amusantes et instructives appelées mini-cours.

Brice CONTE-YDIER
Septembre 2012

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